À Rouen 4 créations d’entreprises et 4 conceptions differentes pour une même vision : préserver la biodiversité

À Rouen 4 créations d’entreprises et 4 conceptions differentes pour une même vision : préserver la biodiversité
©RNC - Entreprises - Champ des bruyères
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29 septembre 2026


Le 17 juillet, 4 entreprises de la pépinière Rouen Normandie Création étaient invitées à se rencontrer et à échanger au champ des bruyères à Saint Etienne du Rouvray. Le parc de la Métropole de Rouen étant un bel exemple d’aménagement paysagé qui propose un cadre idéal afin d’échanger sur les entreprises et leur rapport à la biodiversité. L’été qui vient de s’achever a été l’un des plus éprouvants que la France ait connu.


Pendant que le découvrait, 4 entreprises de Rouen Normandie Création se retrouvaient pour échanger sur leur aventure entrepreneuriale, ayant comme objectif commun d’agir directement pour la préservation de la biodiversité.

Céline Besacier (Sepul’Nature), Léa Giana et Nesta Guillouf (La Végétalerie), Olivier Jacques (Archipel, Îlot de vie), Jeanne Cassier-Tollemer et Nina Hourdin (Le Temps de la Terre) échangèrent durant deux heures, dans un esprit convivial, sur leurs inquiétudes dûes à l’urgence climatique et notre fonctionnement de société, mais avec un espoir notable par la potentialité de création de métiers, parfois nouveaux ou d’autres oubliés. Des métiers riches de connaissances et de savoir-faire qui s’inscrivent dans une volonté de travailler utile.

©RNC-Jeanne et Nina-LE TEMPS DE LA TERRE

En savoir plus sur ces entreprises ?


Ces entreprises bénéficient de l’accompagnement et de l’hébergement de Rouen Normandie Création pour leur développement.

Sépul’Nature : entreprise de pompe funèbre proposant des créations végétalisées. Elle est installée dans les locaux de Seine Créaolis Sud – Petit Couronne.

Archipel : entreprise à mission qui œuvre pour réconcilier les jeunes générations avec le vivant.
Elle est installée à Seine Écopolis – Saint Etienne du Rouvray.

Le Temps de la Terre : entreprise artisane du paysage vivant et installée à Seine Créapolis – Déville les Rouen.

La Végétalerie : entreprise artisane en conception et réalisation de mûrs végétalisés. Elle est installée à Seine

Écopolis – Saint Etienne du Rouvray.

©RNC-Céline-SEPUL'NATURE

La création d’entreprise et la nécessité d’agir ?


Ces 4 entreprises ont été créé avec la nécessité d’agir, d’impacter notre fonctionnement, de transmettre des idées et des savoir-faire. Ce sont 4 créations, 4 conceptions pour 1 même vision : l’entreprenariat peut contribuer à la préservation la biodiversité.

Nina (Le temps de la terre) : « Nous sommes 4 fondateurs qui se sont rencontrés en Licence Paysagé à Limoges. Une Licence qui met au centre de la formation le vivant et la biodiversité. Pour travailler dans le respect de ces valeurs, nous avons choisi de créer notre propre entreprise, singulière dans ce domaine. »

Jeanne (Le temps de la terre) : « Ma question était comment relier les notions de paysage et de biodiversité, souvent séparées et jamais traitées ensemble. Le temps de la terre réunis ces 2 problématiques en travaillant en synergie sur ces notions pertinentes (…). Le cœur de notre métier est le vivant (végétal et animal) avec une vision holistique dans notre gestion des paysages. »

Céline (Sepul’nature) : « Dans mon métier, cela a été une nécessité de proposer une alternative au granite des sépultures venant d’Asie avec un fort impact environnemental. Je fais une proposition différente en intégrant la biodiversité aux sépultures et je réponds aux besoins de personnes souhaitant se recueillir dans un environnement plus serein, plus chaleureux. »

Olivier (Archipel) : « Après avoir vendu des voitures pendant 25 ans, je me suis posé la question si je ne pouvais pas avoir à jouer un vrai rôle pour notre avenir. Donc, avec Allan Richard, on a créé la société Archipel pour former les jeunes générations à la biodiversité (…) par notre concept d’îlot de vie, des laboratoires à ciel ouvert implantés au sein des établissement scolaire. »

Léa (La Végétalerie) : « C’est un métier passion ! Notre entreprise est une opportunité de travailler pour nous après la découverte et l’expérience acquise du concept de végétalisation des espaces verticaux. »

©RNC-Léa et Nesta-LA VEGETALERIE

Une remise en question des notions de temps et de beau ?


Cette nécessité de préserver et de recréer la biodiversité amène à s’interroger sur deux notions relatives et conséquentes à notre société actuelle : notre rapport au temps et à la beauté. Les métiers de ces entrepreneurs tendent à changer ces perceptions par la transmission.

Nina : « La nature a besoin d’un temps qui lui est propre pour se développer.  Aujourd’hui, il n’est pas le temps des humains. »

Jeanne : « Le rapport au temps est dans l’immédiateté. La vie va à une vitesse incroyable et ralentir est une vraie rupture (…) Il faut reprendre le temps, celui de la nature et de ses éléments. »

Léa : « Il y a une phase d’apprentissage avec nos clients, et le public en général, pour leur apprendre que le temps du végétal n’est pas instantané. »

Céline : « Je suis en train de changer la vision des sépultures (figées et froides) ; Je propose du végétal qui va évoluer au fil des saisons. Sa beauté va changer également. »

Nina : « Il est important de pouvoir changer de regard sur la beauté de la nature, sur la vision contemporaine lisse et standardisée (un champ vert de monoculture céréalière ou une pelouse bien tondue). Il faut réobserver et réapprendre toute la biodiversité. »

Jeanne : « Revaloriser la nature ordinaire et endémique. »

©RNC-Olivier-ARCHIPEL

La pluralité des métiers et des perspectives économiques ?


Ces entreprises interviennent dans des domaines variables (artisanat, bureaux d’étude, pédagogie…) et croisent plusieurs compétences. Cette richesse de savoir-faire est une véritable perspective d’avenir pour des générations qui souhaitent donner un sens à leurs métiers et à leurs vies. C’est également une perspective économique non négligeable en commençant par le développement des apprentissages.

Olivier : « Notre écosystème économique est lié à la nature, nos entreprises sont directement ou indirectement connectées à la biodiversité. Préserver notre biodiversité, c’est préserver nos entreprises ou en créer (…) La jeune génération veut un sens à leur métier, à leur vie. Aux entreprises d’en tenir compte ! »

Céline : « Le dérèglement climatique et ses conséquences, comme les incendies, ont un véritable impact sur nos activités économiques. »

Jeanne : « Il y a un vrai potentiel économique, une demande au niveau des citoyens, des particuliers qui ont besoin de se reconnecter avec la nature et qui ont compris les enjeux. Nous attendons que les politiques s’emparent véritablement du sujet pour booster ce développement économique lié à la nature. Le mouvement est en marche ! »

Nesta : « Il y a une vraie perspective économique, au sens où on peut être créateurs d’emplois. »

Léa : « Notre activité est principalement manuelle et propose la végétalisation des espaces de vie, de travail et public. C’est un métier qui a toute son implication pour les générations futures, afin de s’adapter aux changements climatiques notamment dans les zones très urbanisées. »

Céline : « Mon métier revoit complétement le monde funéraire et les espaces de recueillement. C’est un métier varié, principalement manuel avec un grand travail de préparation assisté par ordinateur (3D). »

Nina : « On incorpore plein de métiers différents (conception, réalisation, entretien, conseil). Cette pluralité permet de ne jamais s’ennuyer et l’observation est essentiel. »

Jeanne : « On a beaucoup de demande d’apprentissage de personnes en études ou en reconversion qui souhaitent agir dans cette nouvelle démarche. »

Céline : « Il y a beaucoup de réorientation, comme nous tous réuni aujourd’hui. Nous étions bridés, alors nous avons choisi d’agir. »

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