Diagnostic du cancer : le Centre Henri Becquerel développe un test diagnostic à l’échelle nationale

En 2015, une équipe de chercheurs du Centre Henri Becquerel à Rouen effectuait un pas de géant dans la recherche contre le cancer en publiant une étude sur un test permettant d’améliorer le diagnostic des lymphomes B. Un an après la publication de ces résultats, le constat est plus qu’encourageant : plusieurs grands hôpitaux français utilisent cette technique dans le cadre de la recherche de nouveaux traitements et un projet de développement industriel et commercial devrait voir le jour à l’horizon 2017.

Distinguer les lymphomes pour cibler et améliorer le traitement

Les lymphomes B diffus à grandes cellules sont des tumeurs agressives qui représentent le 5e cas de cancer le plus fréquent en France. Il en existe deux sous-types qui, s’ils présentent une morphologie et des signes cliniques similaires, ne se traitent pas de la même façon. D’où l’importance fondamentale de pouvoir les distinguer pour proposer directement au patient une thérapie adaptée. D’autant plus qu’aujourd’hui, un traitement contre ce type de tumeur s’avère extrêmement coûteux, de l’ordre de 100 000 € environ.

Un test simple, fiable, rapide et pas cher…

Le test développé par le laboratoire du Centre Henri Becquerel s’appuie sur une méthode d’analyse génétique des tumeurs et permet d’obtenir un résultat en moins de 24 heures, pour un coût réduit d’environ 5 € par échantillon.  Un test fiable, rapide et abordable donc, qui présente également l’avantage de pouvoir être utilisé facilement avec du matériel standard présent dans la plupart des laboratoires de biologie moléculaire.

….et en plein développement

Aujourd’hui, le test a dépassé les frontières rouennaises et est désormais utilisé dans plusieurs grands établissements, comme les centres hospitaliers de Nantes, Lille, Rennes ou Lyon. Les équipes du Centre Henri Becquerel travaillent toujours à son amélioration et sont aujourd’hui en train d’étudier un projet de développement commercial et industriel qui devrait voir le jour en 2017. Des avancées notables qui permettraient de sauver bien des vies à l’heure où en France, les lymphomes touchent toujours entre 3 et 4 000 personnes chaque année.

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