Des rouennais en bonne place pour remporter le challenge de robotique ARGOS

Vikings-esigelec-rouenVikings, c’est le nom du robot développé par une équipe d’ingénieurs et d’enseignants-chercheurs de l’ESIGELEC-IRSEEM (Institut de recherche en systèmes électroniques embarqués) et de l’entreprise Sominex, spécialisée dans l’ingénierie et le prototypage de systèmes mécaniques complexes (Calvados). Grand vainqueur des deux premières épreuves du challenge international ARGOS organisé par le groupe Total et l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), il participera à la dernière manche, en mars 2017.

Un challenge pour répondre aux enjeux de l’industrie pétrolière et gazière

Tout part des activités d’exploration et de production d’hydrocarbures, qui sont soumises à des conditions de plus en plus extrèmes : froid, climats arides, sites isolés en mer ou à terre, difficultés d’accès… Des lieux où l’homme ne peut parfois pas intervenir. Le challenge ARGOS (Autonomous Robot for Gas and Oil Sites) vise à développer une nouvelle génération de robots autonomes, permettant de remplacer l’homme sur certains sites et de renforcer ainsi la sécurité des opérateurs des plate-formes pétrolières et gazières. Au-delà de ce défi majeur, une telle compétition permet de stimuler la recherche autour de la robotique en confrontant les savoir-faire et compétences de différents pays.

Des situations de compétition grandeur nature

Le challenge ARGOS, ce sont cinq équipes internationales – Autriche/Allemagne, Espagne/Portugal, Japon, France et Suisse – qui s’affrontent dans une compétition sur trois ans avec un objectif : concevoir et construire le premier robot de surface autonome adapté aux sites oil et gas. Lors de chaque épreuve, les robots sont testés dans des conditions proches de celles rencontrées sur les sites d’exploitation et jugés sur leur capacité à réaliser différentes tâches : inspecter, détecter des anomalies, évoluer dans un environnement difficile (sol glissant, humide), monter des escaliers, éviter des obstacles, envoyer un rapport en temps réel, intervenir en situation d’urgence, etc. Progressivement, le niveau de difficulté et d’exigence augmente et  chaque participant est tenu d’améliorer les performances de son robot au regard des résultats qu’il a obtenu dans l’épreuve précédente.

Une finale richement dotée

La dernière manche se tiendra en mars 2017 sur le site de Lacq dans le Sud-Ouest de la France et comptera pour 75% dans le résultat final. Une victoire pour l’équipe rouennaise serait une belle occasion de promouvoir à un niveau international le savoir-faire et les compétences du territoire normand dans le domaine de la robotique, avec à la clé une dotation de 500 000  € et un contrat pour développer en exclusivité son robot autonome. Rendez-vous en mars 2017 !

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