Le jour se lève pour le cluster solaire normand

S’il semble a priori plus facile de développer les énergies photovoltaïques dans les régions du sud de la France, le potentiel normand existe pourtant bel et bien. Et les professionnels régionaux aussi. C’est pour les réunir et les faire travailler en réseau que le cluster solaire normand a été officiellement lancé lors de la Journée des Écotechnologies du 29 septembre dernier. Intégré à la filière Énergies Normandie, il suscite déjà un grand intérêt de la part des principaux acteurs régionaux.

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Le cluster solaire normand a été officiellement lancé le 29 septembre 2016 lors de la Journée des Ecotechnologies

Favoriser le déploiement de l’autoconsommation

Avec des taux d’ensoleillement inférieurs de 40 à 50 % à ceux du sud de la France, la Normandie n’est pas idéalement placée pour déployer demain de vastes projets de centrales photovoltaïques au sol. Mais en encourageant le développement de toutes les énergies alternatives dans chaque région et en favorisant parallèlement la construction de bâtiments à énergies positives, la loi de transition énergétique a ouvert la voie au principe d’autoconsommation. Celui-ci consiste à déployer des installations localisées permettant la production et la consommation d’énergie en un même lieu, grâce notamment pour le photovoltaïque à des traqueurs solaires qui optimisent et régulent cette production.

Un cluster lancé dans le giron de la filière Énergies Normandie

Eric Pain et sa start-up Teamsun sont déjà positionnés sur ces marchés, œuvrant autant dans le sud que sur le territoire normand. Et ce n’est donc pas un hasard si, dans le sillon de la filière Énergies Normandie présidée par Fabienne Corruble, il est à l’origine du lancement du cluster solaire normand lors de la dernière Journée des Écotechnologies au Madrillet. « On est des pionniers du solaire » reconnaît-il, « mais dans une région où on ne parle souvent que des énergies marines renouvelables ou de l’éolien offshore, le photovoltaïque a toute sa place ». Et les quelques 50 personnes – industriels, financeurs, chercheurs… – présentes lors du lancement attestent du vif intérêt émanant de cette initiative.

Se connaître, partager et fédérer

S’inspirant des exemples nantais ou bordelais, le nouveau cluster entend dans un premier temps identifier et rassembler les acteurs intéressés pour, dans un deuxième temps, les faire travailler sur des pistes de projets partagés pouvant les fédérer. Objectif affiché : aller ensuite à la rencontre des décideurs régionaux ou nationaux pour « se positionner en amont de leurs appels à projet, voire les susciter » annonce Fabienne Corruble, forte du retour d’expérience récent de sa filière sur une démarche identique liée à l’hydrogène. Une chose est sûre : l’enthousiasme est grand et la méthode semble bien tracée pour que ce nouveau cluster solaire rayonne demain sur notre territoire.

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