Néoma, 18 mois déjà

Annoncée au printemps 2013 puis effective en septembre de la même année, la fusion de Rouen Business School avec son homologue Reims Management School au sein d’une nouvelle et unique entité – NEOMA Business School – est maintenant en action depuis dix-huit mois. Chez l’enfant, c’est l’âge où l’on commence à marcher avec assurance. À NEOMA aussi.

 

Un gigantesque chantier d’harmonisation

Car le nouvel ensemble a belle allure : 9 000 étudiants, 200 professeurs permanents, 600 collaborateurs et 1 600 vacataires répartis à Rouen, Reims et Paris, qu’il a fallu réunir dans une structure commune et harmonisée « tout en continuant à travailler en même temps » souligne Denis Gallot, nommé Directeur délégué du campus rouennais au début de cette année.

Le travail entrepris a prioritairement porté sur le développement du projet stratégique porté par NEOMA. D’abord échafaudé dans des groupes de travail thématiques internes, les travaux ont ensuite été débattus et amendés pour fusionner dans un projet unique. « Le plus gros est fait. Nous en sommes désormais à sa déclinaison en plan d’actions et à la validation des budgets qui les accompagneront » complète le directeur rouennais, qui reste attentif aux indicateurs de suivi que sont les accréditations (NEOMA est une des rares écoles de management françaises à avoir les trois plus importantes de son secteur), les classements « surtout celui du Financial Times où nous visons le Top 15 à l’horizon 2020 » ou ceux liés à la recherche et à la création de start-ups.

Mais ce chantier n’a pas été seulement organisationnel : Rouen et Reims avaient deux cultures différentes, qu’il n’était ni envisageable, ni souhaitable, de tenter de fusionner. En complément, se créée donc peu à peu une culture « NEOMA », nouvelle et commune, où l’appartenance, la fierté et la proximité avec les territoires jouent des rôles majeurs.

Ancrage territorial et attractivité

Car même si NEOMA joue dans la cour des grandes écoles internationales, elle entend conserver et développer son ancrage sur ses territoires d’origine.

« On a de la matière grise ici, alors autant la faire travailler avec et pour notre territoire, puis essayer de conserver le plus possible de talents à Rouen » martèle avec conviction Denis Gallot, qui reconnaît que c’est plus facile à faire avec les programmes Bachelor (BSc, BBA…) qu’avec le cursus Grandes Écoles ou les Masters, pour qui les offres locales restent faibles.

Alors pour renforcer ses liens locaux, il mise beaucoup sur les PME, « nombreuses autour de Rouen, diversifiées et rapides à se décider », où de plus en plus de « ses » étudiants travaillent en mode projet pour des aides à l’export notamment ; ou sur l’incubateur de start-ups hébergé au sein de l’école et qu’il continue à diriger : « Dès qu’on peut essaimer et les installer ici, on le fait », rappelant que plusieurs de ses « anciens » sont désormais à Seine Innopolis ; ou enfin des collaborations mises en place autour de la candidature normande au label French Tech ou au projet PEPITE du ministère de la Recherche.

Un campus qui attire des étudiants du monde entier, désormais doté d’un projet commun ambitieux où l’écosystème régional a toute sa place : voilà une bonne nouvelle pour l’attractivité de la métropole rouennaise.

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